« On peut penser que l’on arrivera à vacciner ces 20% de la population les plus vulnérables »
« Si on ne peut pas attendre des miracles de la vaccination, puisqu’on ne peut pas vacciner toute l’Europe en 15 jours », pointe Antoine Flahault, le chercheur se veut tout de même optimiste. « Quand on voit des pays comme Israël, le Royaume-Uni ou encore les États-Unis [qui ont tous déjà lancé une campagne de vaccination, ndlr] on peut penser que l’on arrivera à vacciner ces 20% de la population les plus vulnérables. » D’autant que c’est cette population qui paye « le plus lourd tribut à cette pandémie sur le plan sanitaire », rappelle-t-il. « Ce sont eux qui font que les hôpitaux risquent d’être submergés à chaque vague. Et si le vaccin change cela, ce sera déjà un pas très important » vers la fin de l’épidémie.
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Le vaccin n’empêchera pas une éventuelle troisième vague
Pour autant, le directeur ne se berce pas d’illusions et affirme que le vaccin n’empêchera pas une troisième vague si elle doit déferler. « Mais il n’y a pas de fatalité : il est possible que toutes les mesures prisent jusqu’à présent suffisent pour passer l’hiver. » Et si ce n’est pas le cas, le vaccin ne sera pas inutile pour autant, car il « peut éviter des conséquences dramatiques du coronavirus, notamment sur les personnes les plus fragiles ».